Risky Business
Après tout, qu'est ce qu'on a à perdre ?
Chers amis, chères amies, chères personnes que je ne connais pas mais qui a bien voulu s’inscrire à Concombre, chère soeur qui va me juger parce que j’ai dit que j’arrêtais cette newsletter et puis en fait me revoilà,
Bonne année.
Tous mes meilleurs voeux pour cette année qui débute déjà comme un scénario mal ficelé d’un spin off de Fast and Furious avec un coup d’Etat et bien trop de neige.
(Je me suis faite attaquer en rentrant du boulot tout à l’heure par des gamins qui m’ont mitraillé de boules de neige. Je me suis retournée en soupirant. Bordel ça se sent que j’ai 40 ans)
Je m’abstiendrais de vous faire part de mes résolutions. Elles sont toutes écrites sous la forme ludique d’un bingo dans mon salon/chambre. En plus, au lieu d’en marquer 25 (5 x 5, un bingo normal quoi) ce qui faisait déjà pas mal, j’ai pété un boulon et en ai choisi 100. Dieu sait donc que vous avez autre chose à foutre que de savoir que je souhaite apprendre à faire des panacottas. Je vais vous épargner ça.
Cette année, très chers abonnés, j’ai de l’espoir. Je le sens, je le sais, il va se passer plein de choses. Déjà parce que je me suis faite une frange et que ça me donne un air un peu lubrique et sexy, qui est bien dans la direction artistique que je me suis fixée pour cette année 2026. Mais il y a plein d’autres trucs qui font que 2026 sent le freestyle, pour cette année qui est pour moi un peu spéciale puisque je vais me taper 40 balais.
Des indices ? Je suis constamment à mater mon téléphone comme une possédée parce que j’ai rencontré un type qui me plait bien mais qui a l’air allergique au fait de me répondre rapidement (svp épargnez moi les “Marine, il doit s’en foutre” : je le sais et je suis en paix avec cette perspective. Je veux juste envoyer des textos. J’adore envoyer des textos). Cette semaine, je signe aussi le compromis pour un appartement très proche de gens que j’aime et pour lequel je me suis décidée en 5 minutes chrono, je continue d’avancer professionnellement et je vais surement me faire les ongles des mains d’une couleur scandaleuse.
En bref, cette année, je suis une direction que je n’avais jamais osé prendre. Celle de la prise de risques, de se foutre dans des galères monumentales de prêt de 25 ans, de textos en anglais un peu sentimentaux / un peu excessifs envers un type que j’ai vu 3 fois ET DE FRANGE QUI VA SUREMENT REPOUSSER. Et vous savez quoi ? Je me sens plus vivante que je ne l’ai jamais été. Est-ce que ça va être la galère ? Bien sur que oui. Est-ce que j’ai déjà tout envie de tout foutre en l’air, le dude comme le devis de 6 pages de l’entrepreneur super sympa ? Bien évidemment. Est-ce que je vais le faire ? Pas du tout. J’embrasse la vie d’adulte, j’embrasse cette chaussée glissante sur lequel je vais surement maintes fois me casser la gueule mais au moins, je pourrais dire que j’ai vécu, que j’ai tenté des trucs, et que oui, ça a marché, ou pas. Je peux pas savoir tant que j’essaie pas.
Alors pour 2026, je ne sais toujours pas à quelle sauce on va être mangé. On nous envoie des guides de survie en cas d’attaque, on nous dit de nous préparer à tout. On est habitué à le faire, en vrai. On est conditionné à envisager le pire. Mais si on se préparait aussi pour le meilleur ? Si il y avait une chance, une seule, que tout se passe bien, pourquoi ne pas y croire? Pourquoi ne pas se dire que c’est possible ?
Perso, je veux bien tenter le coup. Ça fait bien trop longtemps que je m’ennuie.
Gros bisous. Je sais pas quand on se revoit. Peut-être quand je passerais cette newsletter en formule payante pour payer les mensualités de mon appartement. Peut-être quand le type super beau et intelligent qui me textote me dira d’aller me faire voir ailleurs et que je trouverais en Concombre l’endroit parfait pour chouiner mon célibat désespéré.
Peut-être aussi pour vous dire qu’on s’aime tous, que le ciel est bleu et que le meilleur vient d’arriver.
Allez dis moi, toi, à quoi tu veux croire, à quoi tu veux t’accrocher, à un truc qui te semble difficile, insurmontable, compliqué, mais auquel tu te dis “en vrai sur un heureux hasard ça peut le faire”. Je t’enverrais tout ce que je peux t’envoyer. Des bonnes ondes, du courage, et une épaule pour te poser.
Oui, en effet, tout peut se casser la gueule.
Mais tout peut aussi marcher.



j'ai frétillé en lisant concombre dans le métro, j'adore :) "Mais si on se préparait aussi pour le meilleur ?" magique de lire cela en début d'année, bonne année marine ! bisess
Merci Marine.
Toujours sympa et drôle de vous lire.
Bonne année